Edouard Nelson |
Activités
Trouver enfin la paix
"L'enfer, c'est les autres."
La phrase est de Jean-Paul Sartre, bien sûr, de la pièce Huis Clos.
En quoi les autres constituent-ils votre enfer ?
Est-ce ce collègue de bureau qui vous empêche de travailler car il vous interrompt sans cesse avec des questions bêtes ?
Est-ce ce membre de votre famille qui vous fait beaucoup souffrir par des remarques critiques ?
Est-ce ces deux roues qui empruntent le trottoir et mettent en danger vos enfants ?
L'enfer, c'est les autres.
Il y a beaucoup de vérité là-dedans.
Très souvent, l'autre nous enquiquine, nous gêne, nous fait souffrir même.
Au sein des églises, c'est malheureusement souvent vrai : une personne dit quelque chose qu'une autre personne trouve blessante.
La personne blessée réagit mal et blesse la première personne...
Ce que j'apprécie aussi dans cette phrase, c'est que personne n'est épargné.
Les autres constituent une forme d'enfer sur terre pour nous. Et nous constituons leur enfer à eux. Et oui, pour les autres, c'est nous les autres !...
Alors comment s'en sortir ?
Sommes-nous condamnés au conflit permanent, aux divisions sans fin, à l'enfer des « autres » ?
Paul, un ambassadeur de Jésus Christ, a connu ces divisions, ces séparations, ce conflit.
Il faut le rappeler : il était rabbin, formé à l'école de Gamaliel, un des plus grands rabbins de l'époque.
Il était un pharisien des pharisiens, exemplaire dans son zèle pour l'adoration du vrai Dieu.
Et convaincu que le monde était divisé en deux : les Juifs d'un côté, et les non-Juifs, ou « peuples » de l'autre.
Il y avait le peuple qui avait reçu les alliances, l'engagement de Dieu pour eux, à leur égard, et les peuples, ceux qui était étrangers, loin de Dieu, et sans espoir dans le monde.
Comme s’il n'y avait que deux hommes au monde, un Juif et un non-Juif, et que ces deux étaient séparés par une réalité profonde, un mur, la haine, formé par une loi qui divisait le monde en deux.
Lorsqu'un jour, en chemin avec quelques compagnons sur la route de Damas, Jésus-Christ s'est révélé à Paul, avec ces paroles extraordinaires : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? », sa vie fut bouleversée, et lui qui persécutait les disciples de Jésus est devenu ce grand ambassadeur de Jésus-Christ parmi les nations, notamment auprès de ceux qui ne partageaient pas sa culture juive.
Les divisions, les conflits même, entre peuples et individus demeurent d'actualité, c'est évident. Notre besoin de paix n'est pas moins fort que celui de l'époque de Paul, même si notre situation est superficiellement très différente.
Ce matin je vous encourage, si vous voulez, à faire deux choses en même temps : écouter et parler, en même temps. C'est un défi pour les hommes, les femmes globalement sont plus douées pour faire plusieurs choses en même temps. Mais même les hommes sont capables de faire ceci : pendant que vous m'écoutez, parlez à Dieu, dans votre cœur. Vous pouvez, par exemple, le remercier, le louer pour ce que nous apprenons dans ce texte de la plus belle lettre jamais écrite. Mais peut-être vous n'avez pas l'habitude de parler à Dieu, vous n'êtes même pas sûr s'il existe. Demandez-lui alors de vous aider à comprendre, à savoir s'il existe, et à savoir si ce message concernant Jésus est vrai ou pas.
Vous pouvez faire deux choses en même temps, et Dieu est capable de nous écouter tous en même temps...
Je vais commencer avec un résumé du passage d’aujourd'hui :
La grâce de Dieu en Christ rapproche des étrangers à lui et réconcilie des ennemis entre eux, par la croix.
Nous allons voir cela en trois parties et une conclusion.
1. Des étrangers rapprochés en Christ(versets 11-13)
Cette section commence par un parallèle avec ce que Paul a dit juste avant au début du chapitre.
« Quant à vous, vous étiez morts à cause de vos fautes et vos péchés. » « Autrefois, vous étiez... »
Afin d'apprécier ce qu'ils avaient reçu en Christ, ils avaient besoin de comprendre ce qui leur manquait, sans Christ.
On ne comprend pas ce qu'on a sans saisir ce qu'on n'avait pas avant. Ceux qui n'appartenaient pas au peuple historique de Dieu, ce qui est sans doute la grande majorité de ceux qui sont ici présents, étaient sans droit de cité : on n’avait pas le droit de vivre parmi le peuple de Dieu. Sans Messie, sans roi-promis, sans Sauveur. Sans les alliances de la promesse, sans l'engagement de Dieu à l'égard de son peuple de prendre soin d'eux et d'en faire son bien propre. Sans espérance d'une réconciliation avec Dieu et de vivre avec lui pour toujours. Sans Dieu dans le monde.
Ah, mais attendez, les nations avaient leurs dieux. Et dans l'Ancien Testament on voit des personnes qui se sont jointes au peuple de Dieu. Elles ont été sauvées par inclusion au peuple d’Israël – un exemple connu est celui de Rahab la prostituée.
« Cependant, aujourd'hui, me direz vous, beaucoup qui ne reconnaissent pas Jésus Christ comme Seigneur ont une foi en Dieu. Il y en a même qui sont très religieux. » Paul nous répond : ce n'est qu'une apparence. On l'a vu la semaine dernière : des gens apparemment vivants, physiquement, mentalement, etc., sont en réalité morts, spirituellement sans vie. Avoir une pratique « religieuse », tout comme avoir une vie « physique » ne constitue pas une relation réelle avec Dieu. Ce n'est que par le Dieu vivant et vrai, le Dieu des promesses faites à Abraham, ce Dieu parfaitement révélé en Jésus, le Juif, qu'on peut avoir un Dieu et un espoir. Tout autre dieu, tout autre espoir, n'est qu'illusion. Il faut saisir cette réalité par les cornes : sans Jésus-Christ, nous les nations, nous sommes sans Dieu et sans espoir.
Il faut savoir ce qui nous manque pour apprécier ce que nous avons. Lorsque vous partez de chez vous pour emménager seul dans un appartement, tout d'un coup vous découvrez tout ce que faisait votre maman sans que vous en soyez conscient. « Comment se fait-il que mes vêtements sales s'empilent et que je n'aie plus de vêtements propres dans le placard ? Comment se fait-il que je n'aie plus rien à manger dans le frigo ? Comment se fait-il que la douche soit répugnante ? » Et puis, vous revenez chez vos parents pour un week-end, et là il y a des bonnes choses à manger dans le frigo, des vêtements propres dans les placards, et une douche rutilante... Ca fait du bien, et ça nous fait du bien de réaliser un peu tout ce que faisait maman.
Nous devons être lucides sur ce que nous, les païens, les nations sans Dieu, devons à Jésus-Christ : en lui, nous sommes devenus proches. Dieu nous a rapprochés de lui-même. Ce n'est pas nous qui sommes partis à sa recherche, c'est lui qui est venu vers nous, qui nous a fait entrer dans son peuple. Nous qui étions loin, très loin.
Et si vous appartenez à Jésus-Christ, si vous avez décidé de vous donner à lui, alors vous êtes proches, on ne peut plus proche. Vous pouvez dès maintenant dire merci à Dieu dans vos cœurs. Vous pouvez le louer pour tous les étrangers rapprochés en Christ. Quel que soit votre pays d'origine, quel que soit votre passé, quelle que soit votre « histoire », quelle que soit la lourdeur de vos fautes devant Dieu, en Jésus-Christ, vous pouvez être des proches, des membres de la famille, inclus dans une famille qui n'est pas, historiquement parlant, la vôtre. Ceci ne dépend pas de votre « bonté », de vos actions justes ou autres : ça dépend de Jésus-Christ. Inversement, vos fautes, votre injustice, vos mensonges et autres, ne peuvent pas entraver ce rapprochement : cela dépend de Jésus-Christ. Comment ? Verset 13 : « Vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang de Christ. » Son sang est le sine qua non de ce rapprochement. Nous allons en parler maintenant.
2. Une réconciliation par la croix (versets 14 à 18)
Verset 14 : La paix essentielle, c'est la paix avec Dieu.
Cette paix-là, Jésus l'a établie par sa mort à la croix. Il est notre paix. Physiquement, il incarne la paix. Jésus est la paix, tout comme il est le chemin, la vérité, et la vie.
Peut-être que cela vous semble être un non-sens : « Comment un homme peut-il être la paix ? La paix, c'est un état de relation saine entre deux personnes ou deux nations, ce n'est pas une personne ! » Conceptuellement, ça paraît ridicule. Pourtant, la Bible le dit en noir sur blanc au verset 14. Qu'est-ce que cela peut vouloir dire ?
Je vous propose ceci : Par sa chair, ses os, son corps physique, il donne existence à la paix. Car son corps fut nécessaire pour sa mort. Il fallait qu'il prenne un corps humain afin de pouvoir mourir physiquement, prenant ainsi sur lui la condamnation que la loi juste et bonne de Dieu nous imposait.
La loi divise : elle divise l'homme de Dieu car elle révèle nos actes et nos pensées comme transgression, violation de la volonté divine pour nous. Les commandements sont la démonstration de notre injustice : « Aime Dieu de tout ce que tu es, et aime ton prochain comme toi même ». En ne considérant que ce bref résumé de la loi, nous sommes déjà sur la sellette : cette semaine nous n'avons pas aimé Dieu avec tous ce que nous sommes, et nous n'avons pas aimé notre voisin comme nous-même. Et puis, la loi divise les hommes entre eux, entre ceux qui reçu ces promesses et ceux qui s'en moquent. La loi devient alors un mur de séparation, d'hostilité entre le peuple de Dieu et les païens.
Paul le pharisien, l'expert de la loi, a découvert que Jésus le Juif a fait quelque chose d'éblouissant : par sa mort, il a rendu sans effet la loi. Car il a accompli la juste demande de la loi, la mort pour ceux qui se rebellent contre Dieu. La loi imposait un sacrifice pour les fautes des hommes : c'est Dieu en Christ qui a été ce sacrifice. La condamnation de la loi est tombée... sur lui !
Les condamnés sont alors libérés.
Au camp de concentration d'Auschwitz, en 1941, un homme manquait à l'appel, présumé échappé. Les soldats nazis ont annoncé qu'ils mettraient en pratique leur règle : pour un homme qui s'échappe, dix hommes doivent mourir de faim dans une cellule. Dix hommes ont été choisis au hasard. Lorsqu'un jeune résistant polonais, Franciszek Gajowniczek, fut choisi, il s'est écrié : « Ma pauvre femme, mes pauvres enfants, que feront ils ? » A ce moment là, un prêtre catholique, le Père Maximilien Kolbe, s'est avancé. Il dit : « Je suis un prêtre catholique. Laissez-moi prendre sa place. Je suis vieux. Il a une femme et des enfants. » Il a été jeté dans la cellule avec les neuf autres. Sans nourriture ni eau à boire, les hommes mourraient un par un. Le Père Kolbe, selon des témoins, encourageait ces hommes mourants par des psaumes, des prières, et des réflexions sur la Passion de Jésus-Christ. Après deux semaines, seul quatre hommes restaient en vie, et le bourreau du camp fut envoyé pour les achever avec une injection d'acide carbonique. Le seul à encore avoir conscience, une prière aux lèvres, le Père Kolbe a tendu son bras pour accueillir la seringue. Ce qu'il attendait depuis deux semaines était enfin arrivé. Le 14 août 1941, exécuté à Auschwitz, le Père Kolbe est mort à la place d'un autre. Il a donné son corps, sa vie, tout ce qu'il avait, pour qu'un autre puisse vivre.
Il l'a fait parce qu'il partageait la conviction qui anime Paul dans la rédaction de cette lettre, c'est que Jésus a fait cela pour des personnes étrangères, loin de Dieu. Et donc en lui, deux groupes séparés, Juifs et non-Juifs, sont réunis, réconciliés. Et de plus, ils sont réconciliés avec Dieu (verset 16). Plus de séparation, plus de haine, plus de conflit : la croix les détruit tous. Grâce à cette mort, Jésus peut alors annoncer la paix à ceux qui sont loin, aux païens, même à des Gaulois, et à ceux qui sont près, les Juifs.
Verset 18 : Ici on apprend comment c'est possible que des êtres humains qui se sont rebellés contre Dieu puissent avoir un libre accès au Dieu parfaitement saint : à travers Jésus, par l'Esprit de Dieu. C'est un beau verset trinitaire qui montre comment Dieu agit, Père, Fils, et Saint-Esprit. Une réconciliation par la croix. Les conséquences sont grandioses.
3. Des exilés devenus maison de Dieu (versets 19 à 22)
Paul donne ici l'image d'un beau bâtiment, une grande bâtisse, un temple plus grand et plus beau que le temple de Jérusalem. Il voulait que les chrétiens d'origine païenne saisissent une partie du privilège inouï qui était le leur, en Jésus-Christ. Les exilés, les étrangers, deviennent en Christ des membres de plein droit, sans différence avec ceux qui viennent de près. Car c'est le même sacrifice de Jésus qui rend possible ce rapprochement. C'est le même Esprit qui nous donne, quelle que soit notre origine, un même accès auprès du Père.
Comme dit Paul autre part : « Il n'y a plus ni Juif ni non-Juif, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ. Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d'Abraham ; vous êtes héritiers conformément à la promesse. »
Notez bien le « si vous appartenez à Christ ». Dans le texte devant nos yeux, il dit bien que c'est « en lui », verset 21, et de nouveau au verset 22, que des exilés deviennent la maison de Dieu.
Il faut que nous soyons au clair à ce sujet : appartenir à Christ, ce n'est pas un acquis de tous ceux qui grandissent en France, ou de tous ceux qui vont à l'église, pas plus que ça ne l'est de tous ceux qui appartenaient, à l'époque, au peuple juif. Appartenir à Christ, être uni à lui et donc « être en lui », c'est la situation de tout ceux qui se confient à Jésus-Christ, qui font le pas de le prendre comme le maître incontesté de leurs vies.
Peut-être que cela vous paraît très « dur » comme affirmation, littéralement incroyable. Dans ce cas, je vous invite à venir m'en parler après, ou à en parler avec un ami qui connaît bien la Bible.
En Christ, Dieu construit sa maison, son lieu d'habitation : une maison construite de personnes ! Les parpaings, ce sont des hommes et des femmes qui sont unis à Jésus par la foi. L'édifice (verset 20) est fondé sur lui, lui la pierre angulaire. Elle s'élève en lui (verset 21). Et Dieu prend plaisir à habiter dans ce bâtiment, son église, son assemblée, son peuple.
Le verset 20 nous indique le rôle primordial de la première génération, les apôtres et prophètes, ceux qui ont eu pour responsabilité de proclamer le Jésus qu'ils avaient connu et pour privilège d'annoncer la Parole de Dieu qui leur avait été confiée. Ils ont eu entre autres la responsabilité de rédiger les documents qui constituent maintenant le Nouveau Testament, qui nous permet nous d'avoir accès à ce témoignage de la première génération, de ceux qui ont eu ce contact direct avec la pierre d'angle. Cette fondation détermine la forme du bâtiment qui s'élèvera dessus.
Imaginons que vous ayez le privilège d'être entrepreneur dans le bâtiment. Vous construisez des maisons, et votre spécialité, c'est de bâtir des demeures pour milliardaires. La villa à 20 millions d'euros sur les hauteurs de Saint Tropez ou de Saint Jean Cap Ferrat, c'est vous. Le château néo-classique avec 25 chambres aux alentours de Deauville, vous connaissez bien. Et un jour vous recevez un coup de fil : « J'ai un projet, dit le client potentiel, d'un château grandiose, énorme, de très grand standing. Je ne sais pas si vous pourrez m'aider. » « Ah oui, vous dites, je suis intéressé. J'ai déjà construit des palaces pour des milliardaires saoudiens et russes. » « Ahh, dit l'homme au téléphone, il me faut quelque chose d'encore plus beau et plus luxueux, au-delà de ce que vous avez pu faire jusqu'ici. Mon employeur est quelqu'un de très important, un vrai VIP. Il faudrait que vous vous dépassiez : il lui faut le meilleur de tout, du marbre, du cristal, des robinets en platine. A côté de lui, Bill Gates, Bernard Arnault, Abramovich, ce sont des SDF ! Il faut que dans les moindres détails, tout soit d'une qualité inégalée. Les clous, même ceux qu'on ne voit pas, doivent être en titane… » Là vous tiquez, c'est trop... « Le projet m'intéresse, mais puis-je vous demander l'identité du client ? » « Bien sûr, vous répond-il, c'est une maison pour Dieu. »
Vous imaginez, le privilège d'être une pierre dans la demeure de Dieu ? En Jésus, ce privilège est le vôtre. Des exilés devenus maison de Dieu.
Donc : Tous ont besoin de Jésus.
A l'époque, ce qui a choqué Paul et Pierre et le reste des premiers disciples de Jésus, c'était l'entrée dans le peuple de Dieu des païens, des nations. En Jésus, des étrangers peuvent faire partie du temple de Dieu, le lieu où il réside. Pierre et d'autres ont eu du mal à avaler cette révolution, car ils avaient grandi avec la certitude qu'ils étaient le peuple élu, choisi par Dieu. Il leur fallait apprendre que ce choix de Dieu, c'était aussi le choix d'un moyen pour bénir les nations, d'un conduit pour apporter la réconciliation au monde entier.
Ce qui choque de nos jours, c'est un peu la même vérité, mais inversée : tous ont besoin de Jésus, quelles que soient leurs origines ethniques, culturelles ou religieuses, y compris ceux qui historiquement appartiennent au peuple hébreux. Si vous avez une question à ce sujet, je vous propose cette semaine de méditer notamment les versets 14 à 18.
C'est la croix de Jésus qui le distingue de tout autre soi-disant chemin vers Dieu : il n'y a que Jésus qui a traité du fond de notre problème avec Dieu. La conséquence de la justice divine, exprimée par la loi, fait que nous sommes sans espoir car nous avons tous violé la loi. Il n'y a que Jésus qui ait pu établir la paix, une fois pour toutes. Il est notre paix. La paix n'est possible que par lui. Et ceux qui ont la paix avec Dieu sont alors réconciliés les uns avec les autres. C'est aux disciples de Jésus de le vivre, de pratiquer la paix dans leurs relations avec les autres, tous ceux qui les entourent. Bien sûr, nous avons en particulier ce devoir de paix envers ceux qui partagent avec nous le privilège de constituer la demeure de Dieu.
Comme le dit Paul au chapitre 4 : « Soyez bons et pleins de compassion les uns envers les autres, et pardonnez-vous réciproquement comme Dieu nous a pardonné en Christ. » Y a-t-il une personne dans votre entourage ou dans cette église que vous avez besoin de pardonner ? Ou encore, à qui devez-vous demander pardon afin de garder le lien de la paix ? Jésus est notre paix – soyons des artisans de paix dans son sillage.
J'ai eu le privilège, lors d'un congrès international, de rencontrer une délégation de disciples de Jésus qui venaient de Jérusalem. Dans ce groupe, il y en avait certains d'origine arabe et d'autres d'origine juive. En Jésus ils étaient un, unis les uns avec les autres. Pour beaucoup au Moyen-Orient, l'enfer c'est les autres. Mais pour les personnes de cette délégation, à cause de l'enfer que Jésus a vécu en versant son sang, « les autres » étaient devenus concitoyens, membres de la famille de Dieu. Pour sortir de l'enfer du jugement de Dieu, pour sortir de l'enfer des conflits les uns avec les autres, tous ont besoin de Jésus.
Pour ceux qui ont reçu cette paix, alors dès maintenant et cette semaine durant, réjouissons-nous en notre Dieu et en sa paix, Jésus Christ. Soyons des artisans de paix. Et soyons émerveillés par le privilège de d'être une habitation de Dieu en son Esprit. Prions.
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